texte traduis en francais par IA ( Claude) de cette publication de l’ISA :
Avril 2018, v1
Auteurs et relecture : Oliver Ross, Philipp Gesing, Thomas Buckingham
Introduction
Une étape essentielle du gréement de la plupart des slacklines consiste à réaliser un amarrage (tie-off) avec le brin libre ou la queue de sangle qui sort du bloqueur de sangle (weblock) ou du cliquet (ratchet).
Au cours des dernières années, plusieurs incidents ont failli entraîner des blessures ou une rupture de ligne — incidents qu’un simple amarrage aurait pu totalement éviter. De plus, dans environ la moitié des incidents connus de rupture partielle de highline, l’amarrage de la sangle a été le premier point du système à s’enclencher pour empêcher une rupture totale.
Malheureusement, jusqu’à présent, seuls certains fabricants mentionnent ces éléments cruciaux de gréement dans leurs manuels ou vidéos de matériel et de kits de slackline. Nous espérons que ce document sensibilisera davantage les slackliners et les fabricants à ces questions.
Terminologie des bloqueurs de sangle (= weblocks) :
- Fixation arrière (Rear Attachment)
- Diviseur central / Barillet (Center Diverter / Barrel)
- Verrou à broche / Broche avant (Pin Lock / Front Pin)
- Flasques latérales (Side plates)
- Brin chargé (Load Strand)
- Brin libre / Queue de sangle (Free Strand / Webbing Tail)
Description du problème
Avec la tendance des systèmes basse tension (par ex. rodéolines, longlines, waterlines, highlines), il est important, avec les weblocks, d’amarrer le bout libre afin d’éviter :
Le glissement de la sangle dans le weblock :
L’amarrage empêche le bout de sangle libre, en configuration simple enroulement, d’être aspiré dans le weblock à cause du glissement (voir « Webbing slippage in low-tension highlines », P. Gesing et al., 2015), ce qui peut provoquer ou s’accompagner d’une « marche de la queue » (tail walk, terme introduit par Charles Chater) conduisant à la défaillance du verrouillage par friction de la sangle (voir « Webbing Slippage Warning in Weblocks », T. Buckingham et al., 2018). L’amarrage ne doit donc pas pouvoir trop serrer le nœud de fermeture, afin qu’il puisse être ouvert après mise en charge.
Incidents sélectionnés
Nous avons sélectionné quelques incidents collectés via le système SAIR de l’ISA pour montrer la pertinence de ces méthodes d’amarrage. Notez qu’il existe bien plus d’incidents connus que ceux listés ici :
- 2016 – Brésil : Le bout de sangle libre (1 m) avait été laissé pendant sur une highline, provoquant le glissement de la sangle dans le weblock. La sangle a complètement glissé et le slackliner est tombé sur la ligne de secours (backup).
- 2016 – France : Sur une highline en polyester de 70 m, une « marche de la queue » (tailwalk) s’est déclenchée, la sangle finissant effilochée.
(Photos par Sangle Dessus-Dessous) - 2017 – Pays-Bas : Sur une highline en polyester de 140 m sous environ 3 kN de tension, une tailwalk a été induite, entraînant la défaillance complète du weblock. La slackline a glissé de 30 cm à travers le weblock avant que le nœud de secours ne s’enclenche.
Solution
L’amarrage anti-glissement (slippage tie-off) :
Le glissement de la sangle dans les bloqueurs de sangle est minimisé en nouant le bout libre de la sangle de manière à ce qu’il soit légèrement tendu entre le weblock et l’amarrage. Dès que la sangle commence à glisser, elle est immédiatement retenue par l’amarrage, qui doit rester facile à ouvrir par la suite. Nous appelons cela un amarrage anti-glissement.
Le glissement et la tailwalk de la sangle dans les weblocks peuvent être évités en concevant des bloqueurs de sangle spécialisés pour les slacklines basse tension. Cependant, cela demandera du temps aux fabricants pour créer et tester de nouveaux modèles de weblocks. Pour l’instant, nous recommandons les amarrages anti-glissement sur les modèles de weblocks actuels.
Certaines procédures décrites ici peuvent ne pas s’appliquer à un produit spécifique, ou ne pas être recommandées par un fabricant donné. En cas de doute sur la marche à suivre, contactez toujours directement le fabricant du weblock.
Description de l’amarrage anti-glissement
L’amarrage anti-glissement spécifique dépend du weblock. En général, si aucune méthode d’amarrage n’est spécifiée par le fabricant, nous recommandons la procédure suivante :
- La queue libre pend vers le bas
- Passer une boucle (bight) à travers l’arrière du weblock
- Passer la boucle à travers la manille, en veillant à ce que la sangle repose bien à plat contre la couche de sangle la plus basse
- Enrouler la boucle une fois autour de la manille
- Enrouler la boucle une seconde fois autour de la manille
- Passer une boucle à travers les deux enroulements pour terminer le nœud
Si vous utilisez un amarrage anti-glissement différent, assurez-vous que la queue de sangle libre :
- reste à plat et droite par rapport au weblock, pour éviter la tailwalk ;
- est légèrement tendue et n’est plus lâche ;
- est immédiatement retenue dès que la sangle commence à glisser.
Rappel ! Lors du gréement d’une highline, tenez toujours compte de la possibilité d’une défaillance de la ligne principale. Prévoyez un plan pour secourir un highliner blessé ou inconscient, et gardez à portée de main tout le matériel de secours nécessaire.
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